On ne trouve en revanche aucun sceau ou objet inscrit dans les sépultures, ni d'objets en or ou pierres précieuses[111]. Les cimetières des autres sites n'ont pas fait l'objet de fouilles et recherches aussi poussées. Elle correspond avant tout à des styles de poteries, majoritairement modelées au tour, avec différents types de décors, notamment des bandes simples en noir ou marron ornant le col des récipients, qui évoluent vers des motifs plus complexes, sinueux, circulaires, aussi des décors géométriques, des décors en « arêtes de poisson » et « feuilles de pipal », aussi des représentations de la « divinité à cornes »[40],[21]. L’Indus passe ensuite au nord-ouest au travers du Cachemire au sud de la chaîne du Karakoram, puis graduellement se tourne vers le sud, quittant les collines entre Peshawar et Rawalpindi. Statuette de bronze. Les perles en stéatite peuvent être de taille très réduite (1-3 millimètres), ce qui témoigne là encore de la grande précision dont font montre les artisans harappéens. Reste à déceler les caractéristiques de cet univers religieux, qui est essentiellement approché par des sources visuelles. À l'est du Grand bain se trouve un espace nommé « grenier », vaste mais dont très érodé, puis plus au sud un hall à piliers[101]. Dans un autre registre, il a été avancé que le déclin du commerce à longue distance aurait résulté de changements politiques en Mésopotamie, ou d'un changement dans l'approvisionnement de cette dernière, réorienté vers l'ouest, et en fin de compte affecté négativement les réseaux d'échanges traversant le golfe Persique et le plateau Iranien, donc les marchands harappéens et les élites de cette civilisation, affaiblissant le système politique ; là encore les preuves manquent, les sites impliqués dans le commerce du golfe disparaissant manifestement après l'effondrement de la civilisation harappéenne[233]. J.-C. à 1900 av. Dans les hautes terres du Baloutchistan, plusieurs sites témoignent de destructions violentes (Nausharo, Gumla), couramment vues comme témoignant de la fin brutale de l'ère harappéenne, en tout cas de nombreux sites sont abandonnés ou réoccupés par des nécropoles, présentant dans certains cas un matériel vu comme présentant des éléments d'origine centre-asiatique ou iranienne. Approx. C'est à partir de la culture de Kot Diji, vers la fin du IVe millénaire av. En dépit de sa petite taille le site disposait d'habitations avec des aménagements hydrauliques en briques cuites, et de plusieurs espaces artisanaux. La poterie y est utilisée vers 5500 av. Il a par ailleurs été proposé que les animaux représentés sur les sceaux harappéens (licorne, taureau à bosse, éléphant, rhinocéros, etc.) Certaines productions comme les bracelets en grès cérame, faïence et coquillage ou les perles en cornaline semblent avoir une fonction sociale importante, pour l'élite, et sont imitées dans les autres couches de la société par des répliques en terre cuite. Harappa (urdu : ہڑپہ, hindi : हडपप) est un site archéologique situé dans la province du Pendjab, au Pakistan, à environ 20 km à l'ouest de Sahiwal. J.-C. S'ouvre ensuite la période harappéenne ancienne, ou ère de régionalisation, durant laquelle la vallée de l'Indus et les régions voisines sont partagées entre plusieurs horizons culturels. Toutefois certaines figurines animales sont plus finement exécutées et peintes. Cela suggère d'envisager un modèle d'organisation politique non attesté dans les autres civilisations contemporaines, moins centralisé. L'or et l'argent servent surtout pour la joaillerie, et leur travail nécessite couramment l'usage des techniques de filigrane et granulation. Pages dans la catégorie « Civilisation de l'Indus » Cette catégorie contient les 26 pages suivantes. J.‑C., on repère une culture commence à s'étendre progressivement dans la vallée de l'Indus, la culture archéologique couramment nommée d'après le site de Kot Diji (Sind)[21], même si cette dénomination n'est pas unanimement acceptée[39]. Centre de biodiversité Naturalis. Viennent ensuite les sites de second rang présentant des traits urbains, également de tailles différentes, certains faisant entre 10 et 50 hectares, d'autres sites entre 5 et 10 hectares, puis des petits sites disposant de murailles couvrant de 1 à 5 hectares. En tout état de cause ces explications sont difficilement généralisables à l'échelle de toute la civilisation harappéenne. Une des tablettes mentionnant le village appelé « Meluhha », Ur, v. 2047. Selon toute vraisemblance la période d'intégration correspond à un stade de développement politique avancé, que beaucoup qualifient d’« État », reposant sur une autorité politique centrale sur qui s'appuie l'idéologie unifiant et défendant l'ordre social et assurant son expansion[56]. Les plus vastes constructions comprennent de nombreuses pièces, et sont peut-être à interpréter comme des palais. Ils sont sans doute plus utiles sur des distances courtes, les animaux de bât servant pour les transports plus longs. Plaque en cuivre inscrite, plus longue inscription connue en écriture de l'Indus. Les sites de spécialisation artisanale sont surtout connus sur les espaces littoraux où plusieurs villages marqués par l'exploitation des ressources halieutiques ont été mis au jour. La culture céréalière repose depuis le Néolithique sur le blé et l'orge, principales cultures d'hiver à l'heure actuelle et probablement aussi dans le passé. Pakistan, site de Nindowari, 2300-2000 av. Cette céramique peinte de qualité devait être employée par l'élite, peut-être pour des finalités rituelles[127],[128]. J.-C., mais plus largement les phases associées à cette civilisation vont au moins de la fin du IVe millénaire av. au début du IIe millénaire av. Musée du Louvre. De façon classique la citadelle se situe à l'ouest et la ville basse à l'est, mais ce modèle admet des exceptions comme Banawali et Dholavira qui ont une citadelle au sud. Le basse vallée de l'Indus est quant à elle dominée par des cultures propres. Dholavira (Gujarat), étendu sur environ 100 hectares, est situé sur l'île de Kadir, au contact de ressources et voies de communication maritimes. Durant la période mature, il s'agit essentiellement d'objets travaillés à partir de silex extrait dans les collines de Rohri au Sind, où des carrières de l'époque ont été identifiées. J.-C.), entraînant un climat plus chaud et sec jouant un rôle dans le déclin de la civilisation de l'Indus. J.-C.) voient cette spécialisation dans la production se poursuivre, également l'élaboration d'une architecture monumentale avec la terrasse haute (à fonction cultuelle ?) Le « Grand bain », complexe de 49 × 33 m qui dispose de son propre mur extérieur, comprend une entrée avec deux portes successives au sud, menant vers une antichambre puis une colonnade centrale de 27 × 23 mètres menant au bassin en briques cuites de 12 × 7 m qui a donné son nom à l'édifice, dont l'étanchéité est assurée par du bitume. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le Grand bain a peut-être pu servir à des rituels en lien avec son bassin, mais l'état des connaissances ne permet pas d'en savoir plus. Une ruelle de la ville basse de Mohenjo-daro. Il s'agit de constats habituels des études sur la santé des populations agricoles anciennes. J.‑C., qui plaiderait en faveur d'une expansion de populations correspondant à l'arrivée des locuteurs de l'ancêtre du sanskrit védique dans cette région[29]. Il est possible que l'or du Karnataka ait été importé dans l'Indus, mais il n'y a pas de preuve déterminante de cela[204]. À partir de sa confluence avec la rivière Kaboul, l’Indus devient navigable. J.-C. et occupé sans discontinuité jusqu'en 1300 av. C’est le cas des bracelets en grès cérame associés aux élites, dont un atelier de fabrication a été mis au jour à Mohenjo-daro, révélant l’existence d’une production en plusieurs étapes faisant l’objet de divers contrôles. Cette dernière région se révèle alors comme le foyer néolithique à l'origine de la civilisation de l'Indus. J.-C. (il s'en trouve antérieurement dans la vallée du Gange, à Lahuradewa dans l'Uttar Pradesh). Musée du Louvre. Sans rejeter complètement la possibilité de monarques par moments, J. Kenoyer a proposé de son côté d'envisager pour la plupart de la période un pouvoir étatique mais collégial, associant des élites terriennes, marchandes ou religieuses à la tête de « cités-États »[61]. Musée national (New Delhi). British Museum. Ils sont également travaillés en plus petites pièces pour servir d'incrustations décoratives dans du mobilier en bois et des sculptures en pierre[151],[152],[153]. Autour de 2600 av. Brique en argile, Chanhu-daro. Les civilisations et cultures antiques rassemblent des sociétés qui ont existé durant l'Antiquité, c'est-à-dire entre environ 3 300 ans av. Approximativement 3,5 cm x 3,5 cm. La civilisation de la vallée de l'Indus, ou civilisation harappéenne, du nom de la ville antique de Harappa, est une civilisation de l'Âge du bronze, dont le territoire s'étendait autour de la vallée du fleuve Indus, dans l'ouest du sous-continent indien (le Pakistan moderne et ses alentours). Cette civilisa… et les premiers siècles du IIIe millénaire av. Banawali (Haryana, district de Hissar), situé également sur le Ghaggar, est un site occupé dès l'époque ancienne mais complètement remanié au début de l'ère d'intégration. Les figures féminines avec une coiffe protubérante et bijoux aux poitrines plus marquées (éléments ajoutés par application d'argile à sont parmi les figurines les plus courantes de la civilisation harappéenne. Les propositions données par J. Marshall en 1931, reposant avant tout sur l'iconographie et l'architecture de Mohenjo-daro et des parallèles avec la religion hindoue, restent malgré les critiques reçues au fondement des tentatives de reconstitutions actuelles[185],[186]. Un premier travail sur les blocs de silex est effectué sur place afin d'obtenir des formes à partir desquelles les lames peuvent être aisément débitées. Les résidences sont couramment équipées en bains et latrines, et des dispositifs permettaient l'évacuation des eaux usées : une petite canalisation relie la résidence à une plus grande canalisation collectant les eaux usées du bloc résidentiel, qui étaient ensuite dirigées au-delà des murailles de la ville pour se déverser dans les champs alentours. J.-C. et durant le III e millénaire av. La diversité des milieux et climats couverts par la civilisation de l'Indus mature rend difficilement acceptable l'hypothèse de modifications climatiques ayant affecté (de manière positive ou négative) tout cet ensemble simultanément[16],[17]. Dans le Pendjab, la période harappéenne récente est celle de la culture dite du « cimetière H » de Harappa, qui va d'environ 1900 av. La période de Jhukar qui succède localement à l'ère d'intégration est mal connue, seulement identifiée par des prospections sur une poignée de sites (Jhukar, Mohenjo-daro, Amri, Chanhu-daro, Lohumjo-daro). À Dholavira sont attestés des réservoirs pour collecter les eaux usées, bien séparés de ceux d'alimentation en eau[99]. Reste à savoir pourquoi et comment s'effectue la transition entre les deux périodes. De plus ces figures féminines n'apparaissent pas dans la glyptique et la sculpture en métal[187]. À Harappa les puits sont moins nombreux, mais la dépression située au centre du site a pu servir de réservoir, alimenté par les eaux pluviales ou bien un canal d'approvisionnement dérivé de la Ravi. À l'est s'étend le désert du Cholistan/désert du Thar, en partie l'ancienne plaine du Saraswati/Ghaggar-Hakra, et aussi pour sa partie orientale la zone de partage (interfluve) entre les bassins versants de l'Indus et du Gange[13]. Mais en l'absence d'une meilleure compréhension du système social harappéen cela reste impossible à appréhender[235]. J.-C., après cette phase de discontinuité, de nombreux sites de développent le long de l'Indus et de ses affluents, et le long du système hydrographique Ghaggar-Hakra, ainsi que dans des régions voisines (Gujarat). Ces différentes activités artisanales sont intégrées dans des circuits de circulation et de transformation allant de l'extraction des matières premières et leur diffusion, à la réalisation d'un produit fini dans un atelier et à sa distribution à sa destination finale, même si des usages postérieurs sont possibles (en fin de compte jusqu'à la sépulture qui est le lieu de découverte privilégié des objets fabriqués par les artisans harappéens). On repère dans l'iconographie deux grandes figures considérées comme divines. Musée du Louvre. Sites archéologiques de la civilisation de l'Indus Un article de Wikipédia, l'encyclopédie … Le vaste site de Rangjpur, qui donne parfois son nom à la période, couvre environ 50 hectares. Son espace intérieur est divisé par quatre avenues principales d'axe est-ouest et nord-sud, à partir desquelles partaient de nombreuses rues plus petites divisant la ville en blocs comprenant des résidences et des ateliers et approvisionnés en eau par des puits (plus de 700 repérés dans la ville).